Triage forestier Rangiers-Sorne

Présentation

Présentation

Le Triage forestier Rangiers-Sorne : une organisation au service de nos forêts
Dans notre région, la forêt fait partie intégrante du paysage et du quotidien. Elle protège contre les dangers naturels, fournit une ressource renouvelable abrite une biodiversité importante et offre un espace de loisirs apprécié de tous. Derrière cet équilibre se trouve un acteur essentiel mais souvent discret : le Triage forestier Rangiers-Sorne, qui assure la gestion des forêts pour plusieurs collectivités.
Créé en 2010 à la suite de la fusion de plusieurs triages, le Triage forestier Rangiers-Sorne regroupe neuf propriétaires forestiers publics, à savoir les communes mixtes de Courtételle, Develier, Haute-Sorne (représentant les bourgeoisies de Courfaivre, Bassecourt et Glovelier), ainsi que Saulcy, et les bourgeoisies de Boécourt-Séprais, Bourrignon, Montavon, Sceut et Undervelier. À travers cette organisation, ce sont 3’500 hectares de forêts qui sont gérés de manière coordonnée ainsi que 900 hectares de forêts privées supervisées. Cela représente entre 14'000 et 18’000 m³ de bois coupés par année.
Le fonctionnement du triage repose sur une répartition claire des rôles. Les collectivités restent propriétaires de leurs forêts et fixent les orientations stratégiques, tandis qu’une autorité de triage, composée de représentants de chaque collectivité, décide des travaux forestiers. Sur le terrain, la mise en œuvre est assurée par des professionnels, organisés en une équipe de gestion et une équipe forestière.
Une équipe de gestion au service des activités forestières
La gestion du Triage forestier Rangiers-Sorne repose sur une équipe de professionnels chargée de coordonner l’ensemble des activités, représentant 3,1 postes à plein temps (3,6 dès 2027).
Sous la responsabilité du garde forestier responsable de triage, cette équipe, complétée par une garde forestière (80 %) ainsi qu’un contremaître forestier, une comptable (10 %) et une secrétaire (20 %), assure la planification des coupes de bois, l’organisation des travaux sylvicoles ainsi que le suivi administratif et financier. Elle est également en lien étroit avec l’Office cantonal de l’environnement ainsi que les entreprises actives dans le domaine forestier.
Dès janvier 2027, un étudiant garde forestier ES (50 %), en formation en cours d’emploi à l’école forestière de Lyss, viendra compléter l’équipe.
Ce travail de coordination est essentiel pour garantir une gestion efficace et transparente. Il permet également d’anticiper les défis à venir, qu’ils soient économiques ou environnementaux.
Les bureaux du triage sont situés à Bassecourt, au cœur de son périmètre d’action.
 Une équipe forestière active sur le terrain
Sur le terrain, l’équipe forestière met en œuvre les décisions prises. Composée de 2 postes à plein temps — un forestier-bûcheron et un forestier débardeur — ainsi que de deux apprentis, elle intervient quotidiennement dans les massifs, en complémentarité avec les entreprises forestières professionnelles et formatrices de la région
Ses tâches sont variées. Elles comprennent entre autres l’exploitation du bois, l’entretien des jeunes forêts, les soins aux peuplements, la sécurisation des chemins et des infrastructures. L’équipe intervient également lors d’événements imprévus, comme les tempêtes.
Les locaux de l’équipe, situés à Glovelier, au chemin du Tabeillon, permettent d’assurer une proximité avec les zones d’intervention. Outre les équipements de sécurité et les tronçonneuses, l’équipe est dotée d’un tracteur forestier débardeur, permettant un travail de qualité et une gestion efficiente des ressources.
Une vision d’avenir : vers une gestion commune renforcée
Face aux défis croissants liés au changement climatique, à la pression des ravageurs et des maladies, à l’évolution du marché du bois, ainsi qu’aux enjeux liés aux ressources humaines et au renouvellement des compétences, le Triage forestier Rangiers-Sorne se doit de s’adapter.
Une étape importante sera franchie avec la mise en place d’une gestion commune renforcée, prévue au 1er juillet. Cette évolution repose sur le principe d’un « pot commun », visant à mutualiser davantage les travaux forestiers.
En renforçant la collaboration entre collectivités, les bourgeoisies entendent consolider leur rôle d’acteur clé du territoire et assurer la pérennité des forêts pour les générations futures, dans une logique de gestion durable et responsable du patrimoine forestier.